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 Tsubasa VS Honda ;; PV. Kenichi

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MessageSujet: Tsubasa VS Honda ;; PV. Kenichi   Lun 15 Aoû - 14:08

Petit stress. Stress. Grand stress. Énorme stress !
Tsubasa Ayame se leva brusquement de sa chaise. Voilà maintenant trois semaines que ce dîner était prévu, et depuis il redoutait ce moment. Ses parents savaient maintenant depuis deux mois qu’il avait un petit ami. À son grand soulagement, ils n’avaient pas fait trop de commentaires, se contentant du fait qu’il était heureux. Mais ils avaient rapidement émis le désir de rencontrer son petit ami, Honda Kenichi, vingt et un ans, livreur à temps partiel et étudiant en deuxième année de littérature. Ayame n’avait pas précisé qu’il était également host. Cette partie de la vie de son amant lui faisait mal au coeur, une blessure assez profonde. Mais il n’osait pas lui en parler ; il ne répondait jamais et détournait le regard lorsque Kenichi amenait la conversation sur ce travail.
Ayame aimait trop son petit ami pour risquer de le contrarier. Il l’aimait vraiment, même s’il n’a toujours pas osé lui dire « je t’aime » en le regardant dans les yeux. Sa timidité restait omniprésente, sa peur de le perdre, et tout un tas d’autre chose. Kenichi était son rayon de soleil, sa perle rare, sa nouvelle raison de vivre, de combattre sa maladie. Il faudrait qu’il parvienne à lui dire un jour...

L’idée que Kenichi vienne chez lui, rencontre ses parents et sa soeur - son père, surtout - découvre sa maison, sa chambre, ses chats (il en avait deux de plus que l’année dernière, des chatons nés il y a à peine deux mois) était une source de stress. Le jour J se rapprochait... En fait, c’était aujourd’hui. Ayame avait eu un mal fou à s’endormir, avait eu une crise de boulimie le matin même et depuis deux heures fixait son exercice de mathématiques comme on fixe un aquarium.
Kenichi devait arriver à dix huit heures trente - Ayame priait le ciel pour qu’il soit à l’heure, c’est à dire dans une heure et demi environ. Sa mère était aux fourneaux et préparait un bon repas, qu’elle avait longuement cogité. Son père n’était pas encore rentré du travail, sa petite soeur riait comme une folle devant la télévision. Quant à lui, il était temps qu’il se prépare... Famille ou pas, il tenait à être présentable pour son petit ami. Son regard se tourna vers un cadre, accroché au-dessus de son bureau. C’était une photo qu’il avait prise de Kenichi alors que celui-ci regardait au loin, l’air rêveur. Il l’avait fait agrandir et encadrée. Il adorait cette photo, il la regardait souvent, pendant quelques minutes.
Les photos de Kenichi, ce n’était pas ce qui manquait dans la chambre ! Il y en avait une sur sa table de nuit, des photos d’eux deux à Disneyland, au restaurant, en balade, à moto... C’était l’institution Kenichi. Ayame se demandait d’ailleurs ce que penserait celui-ci en voyant sa chambre...

Se sentant divaguer, le jeune homme se leva pour aller prendre sa douche. Il avait sa propre salle de bain, sa chambre étant relativement grande. Il ne resta pas longtemps, de peur que sa mère lui fasse une remarque du genre « Tu te pomponnes pour Honda-kun ? ». Oui, et alors ? ~
Il se sécha les cheveux et sortit, une serviette nouée autour de la taille. Il farfouilla dans son placard à la recherche d’une bonne tenue. Dehors, la nuit tombait déjà, en contradiction avec le stress croissant d’Ayame. Celui-ci extirpa un t-shirt Uniqlo, un jean bleu, des chaussettes noires ainsi qu’un caleçon propre. Il compléta le tout par un gilet sans manches en moumoute blanche à pois noir. Le rendu était très mode, et le jeune lycéen s’habilla, satisfait.
Et maintenant, que faire ? Kenichi arrivait dans une demi-heure. Ayame décida de sortir de son trou, mais avant cela il fut entouré par ses sept chats qui miaulaient. C’était l’heure du repas pour eux ! Il remplit leurs gamelles de croquettes, avant de s’occuper des deux plus jeunes. Il leur donna de la nourriture plus adaptée pour leur âge, et un tout petit peu de lait. Puis il les caressa longuement. Ayame vouait un culte aux chats, et c’était une passion qui ne dérangeait pas ses parents, tant qu’il s’occupait bien de ses animaux.

Ayame retrouva sa mère dans la cuisine. Elle lui demanda de mettre la table. Son père était rentré et s’occupait de réajuster sa cravate. Il tapota l’épaule de son fils et prit la télécommande pour changer de chaîne, au grand dam de la petite Hinata qui afficha une mine boudeuse. Le jeune homme rit doucement avant de disposer les baguettes, les serviettes chaudes et les verres. Chez les Tsubasa, on ne mangeait pas par terre, mais sur une table avec des chaises - sa mère souffrait de quelques problèmes de dos, et avec la maladie d’Ayame, on considérait que c’était mieux ainsi.
Ayame plaça les couverts de sorte à être assis à côté de Kenichi, ses parents en face d’eux et sa petite soeur sur le côté, sur sa chaise pour enfant. Il aida ensuite sa mère à disposer les plats. Elle avait fait des légumes cuits (brocolis, aubergines, tomates, maïs, etc...), du Tonkatsu (de la viande frit), du riz, ainsi que du poisson (sauf pour Ayame, incapable d’en manger~) et tant d’autre chose. Elle servira avant tout de la Corn Soup (soupe de maïs), dont Ayame raffole. Cela promettait d’être un excellent repas ! La seule chose que le jeune lycéen craignait, c’étaient ses parents, enfin leurs questions. Il y allait avoir un interrogatoire en règle, c’était certain...
Ayame se sentait le besoin d’être rassuré. Il sortit son portable pour voir s’il n’avait pas un mail de Kenichi, mais rien. Aaah, il avait envie de le voir à un point, de lui parler et d’être dans ses bras... Il rêvait quelques secondes avant de surprendre le regard de son père, rougit violemment et failli renverser le thé qu’il était en train de poser sur la table. Il évita soigneusement de croiser les yeux de son paternel ensuite, toujours rougissant.

Vingt minutes plus tard, la sonnerie de la porte se fit entendre. Ayame fit un bond au plafond et regarda son père sortir de la cuisine (à l’américaine, qu’ils avaient depuis trois ans, un rêve de sa mère, et qui donnait sur le salon). Le jeune homme n’osa pas le suivre et se contenta de rester avec sa mère, qui installait sa petite soeur gazouillante dans sa chaise. Ayame tendit l’oreille pour écouter la conversation, son coeur ratant un battement en entendant la voix de Kenichi. Son père avait une voix enjouée et se montrait poli, ce qui le soulagea un petit peu.
« Bienvenue chez nous, Honda-kun. Je suis le père d’Ayame, Tsubasa Kenji. Entrez donc ! »
Ayame n’entendit pas la suite, à cause de la télévision. Le jingle d’une de ses émissions favorites résonnait dans la pièce. Il courut chercher la télécommande pour baisser un petit le son, mais pas trop pour qu’il puisse entendre. À ce moment-là, son père et Kenichi entrèrent dans la pièce. Ayame toussota un peu et adressa un petit signe maladroit à son petit ami en se planquant derrière le poste télé. Sa mère vint à la rencontre de Kenichi, absolument ravie et fit mille politesses en se présentant ainsi que la petite soeur. Son père ajouta, désignant Ayame.
« Je crois que vous vous connaissez ! », fit-il en plaisantant.
Le pauvre lycéen vira au rouge cramoisi et ils s’installèrent à table.

Ayame, assis à côté de Kenichi, lui effleura discrètement la main sous la table. D’une voix presque inaudible, il lui murmura :
« Désolé. J’ai bien peur que tu subisses un interrogatoire dans les règles de l’art ! »
À ce moment, la mère d’Ayame servit les boissons demandées. Le lycéen but un peu de son jus d’orange, alors que Kenji-san ouvrait une bouteille de sake.
« Vous en prendrez bien un petit peu, Honda-kun ? Au fait, dites-nous un peu ce que avez fait cette semaine ! »
Ayame pâlit un peu, en espérant que toutes ces questions gêneraient le moins possible Kenichi. Ah la la... Gambatte, Ayame-kun !
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MessageSujet: Re: Tsubasa VS Honda ;; PV. Kenichi   Jeu 18 Aoû - 19:30

Aujourd’hui était un jour spécial pour l’étudiant. Aujourd’hui, il allait pour la première fois rencontrer les parents de son cher et tendre et, si l’on en jugeait par son air calme et posé, il avait l’air de n’avoir aucun mal à l’accepter et de vouloir prendre une nouvelle fois le contrôle de la situation. Pourtant…, quiconque le connaitrait un tant soit peu, comprendrait bien que ce n’est qu’une coquille, une coquille derrière laquelle se cache un jeune homme en panique dont le cœur se meurt un peu plus à mesure que l’heure de la confrontation approche. Il avait pris grand soin de mettre un costume, après tout… en tant qu’étudiant il devait déjà mettre un uniforme, alors pourquoi ne pas faire bonne impression ? De plus, il n’avait rien à craindre, il était méritant, il travaillait et prendrait grand soin d’éviter de préciser qu’il était host, d’autre part, étudiait afin de trouver un boulot qui lui permettrait de subvenir à ses besoins et surement à ceux d’Ayame. Il avait de fortes chances de réussir d’ailleurs, car il était doué.

Trêve de bavardage. Une fois prêt, il acheta un grand cru ainsi qu’un magnifique bouquet de fleurs. Ayame quant à lui aurait une bague, ce n’était pas une bague de pacotille, ni une alliance… non, il avait certes la même, mais il préférait attendre le bon moment pour la passer à son doigt. En réalité, il l’avait accroché à son cou et la cachait, signe qu’il saurait attendre et qu’il n’était pas du genre à se presser. De plus, acheter une bague comme celle-ci non en plus de ne pas être donné à tout le monde, prouvait bien qu’Ayame comptait énormément à ses yeux, mais puisqu’il n’osait l’avouer qu’à moitié, il valait mieux le lui prouver.

Spoiler:
 


Il arriva pile à l’heure devant la porte, frappant au moment où l’aiguille des secondes pointait le 12 pour transformer le 29 des minutes en un 30 tout rond. Il n’attendit pas beaucoup, juste le temps que le père se déplace, les entendant chuchoter alors qu’il était sur le palier. L’homme qui vint l’accueillir suivit de sa charmante femme eut droit à un très bel Accueil. Il s’inclina, ravi de pouvoir enfin les rencontrer, un sourire mince, mais soulagé qu’il ne soit pas vraiment un… monstre comme Ayame l’avait décrit. Il appréhendait surement autant que lui, si ce n’était plus, l’interrogatoire que lui avait promis son amant. Il entra comme l’y invitait Kenji-san. Ayame baissa le volume, surement avide d’entendre ce que pouvait bien dire son paternel à son petit ami. Il n’était pas dupe et avait surement compris que son fils avait une préférence pour les hommes… et pour une raison qui lui échappé, Kenichi avait le don de s’attirer les foudres des parents qui ne le connaissaient pourtant pas. Surement par son visage d’ange et son air calme… soit ça passe, soit ça casse et bien souvent, c’était parti en éclat !

Riant légèrement à la petite blague de l’homme, allant prendre place à côté de son amant lorsqu’il fut invité à le faire. Il avait bien entendu donné la bouteille au père et le bouquet à la mère, bien heureux d’avoir fait plaisir, mais s’impatienter de pouvoir donner le collier qu’Ayame n’avait pas encore vu. Il lui sourit d’ailleurs, se doutant bien qu’il allait passer à la casserole, retournant son regard vers le paternel de son cher et tendre pour lui répondre souriant.

« Eh bien… je n’en prendrais que très peu si vous m’y autorisez, il ne faut pas abuser des bonnes choses »

Dit-il, Kenichi n’aimait pas vraiment la boisson, du moins, il n’était pas du genre à se saouler ou à prendre le volant en risquant de se tuer ou tuer quelqu’un. C’était un jeune homme responsable, même s’il n’en avait pas vraiment l’air, mais les apparences sont parfois trompeuses, hélas !

« Cette semaine, j’ai étudié, j’ai travaillé comme livreur… je suis sorti avec Ayame, je suppose qu’il a dû vous raconter, nous faisons quelques balades en moto. J’espère que ça ne vous déçoit pas trop »

Une vie assez banale, un étudiant qui travaille pour avoir un peu d’argent en plus de la bourse dont il dispose, pour se payer son logement ainsi que ses études. Mais Kenichi avait largement de quoi payer puisqu’il était également host… ça, il ne préférait pas le dire, de peur que Kenji-San soit quelque peu réticent… mais en même temps, jouer la carte de la franchise ne serait-ce que pour le bien d’Ayame… il préféra se reprendre.

«[color:8674=[color=#487592]] Il y a aussi un autre travail que je fais, je n’en suis pas fier et préfèrerais vous en parler plus tard. Je préfère vous le dire plutôt que vous ne l’appreniez par d’autres qu’Ayame ou moi et vous mépreniez. »

Il essaya de les rassurer par ses sourires, mais ce n’était pas choses faciles. Encore fallait-il qu’il se rassure lui-même. La présence d’Ayame l’aidait grandement, mais lui non plus n’aimait pas trop ce travail alors il supposait que les parents risquaient fortement de le jeter dehors. Au moins, il aura été franc. Il se préparait d’ores et déjà à être flanqué à la porte, déglutissant en buvant un peu d’eau puisqu’il avait terminé les quelques gouttes de saké dans son verre. Il était très tôt et ne l’étudiant ne savait que faire de tout ce temps sans avoir ses mains occupées avec des baguettes, au moins, quant il mangeait, il était plus confiant. C’était assez étrange, la table dressée à cette heure-ci, lui qui d’ordinaire mangeait à 20 heures !

Notre homme de la situation ne savait pas quoi dire, il attendait tout simplement les questions de papa Tsubasa pour être tranquille, ou non, il voulait être fixé et devait attendre le bon moment, c'est-à-dire, lorsque la petite poupée serait couchée, pour aborder le sujet de son deuxième boulot. Ce serait surement en fin de soirée, ou du moins, pas très tard chez cette famille bien organisée et très carrée d’après ce qu’il avait pu remarquer.

Il tapotait nerveusement la table, ne faisant pas le moindre bruit avec ses ongles bien qu’entretenu, il tenait à ne pas paraitre trop féminin, ne tenant pas à raconter au père de son amant que l’on l’avait pris pour une fille. C’était d’ailleurs son égo qui en avait pris un coup ce jour-là… mais c’était du passé… enfin, il espérait ! Il finit par arrêter de faire mumuse sur la table, frissonnant légèrement. Kenichi prit enfin le temps de regarder son amour, lui souriant tendrement, bien que se retenant pour ne pas mettre mal à l’aise les parents que ça devait autre que gêner… leur fils ne ramenant pas la jolie princesse qu’ils avaient espérés, il ose imaginer quelle serait leur colère si jamais Kenichi se comportait comme un sagouin… encore heureux, il n’en était pas un, bien loin de l’être d’ailleurs, lui aussi avait eu du mal à croire qu’il tenait autant le coup et qu’il ne pouvait plus se passer d’Ayame, fort heureusement pour lui d’ailleurs… sinon il n’aurait jamais mis le doigt sur ce qui le tracassait et il espérait bien que tout allait s’arranger, et tous les cas, il ferait tout pour et il y avait déjà eu un peu de progrès.

« J’espère que les fleurs vous plaisent… Ha…Hanabi-San… »

Tentant de relancer la conversation, notre livreur avait un peu de mal à autant de familiarité, était-ce la preuve qu’ils l’appréciaient déjà ? Il en doutait fort et voulait de toute façon, faire bonne impression tout en restant lui-même, même si son stress était gênant, il restait une partie de lui et sa façon bien à lui de l’exprimer, bien différente de celle d’Ayame d’ailleurs, ne devait pas être prise pour de l’arrogance… de plus en plus inquiet, le jeune homme essayait de se resaisir…
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MessageSujet: Re: Tsubasa VS Honda ;; PV. Kenichi   Mar 1 Nov - 1:40

Ayame ignorait franchement l’issue de cette soirée. Son père était l’inquisition incarnée, et son fils n’avait aucune idée de comment il voyait cette relation avec Kenichi. Il se souvenait bien que ses parents lui avaient parlé de mariage, de jolies filles, etc, et qu’est ce qu’Aya ramenait à la maison ? Une personne de sexe masculin. C’était une déconvenue, et qui plus est au-delà des convenances. Dernièrement, la voisine était venue prendre un thé avec sa mère, et elle avait - naturellement - demandé si Ayame avait trouvé chaussure à son pied (il se trouvait que la voisine en question avait une jeune fille célibataire de l’âge d’Ayame. Ce dernier s’étonnait encore de cette question, après tout il n’était même pas majeur ! Quelle importance ?). Sa mère avait acquiescé en éludant un peu la question, l’amenant sur un autre sujet. Planqué dans la pièce d’à côté, Ayame n’avait rien perdu de l’échange. Il sentait que sa préférence pesait sur ses parents. Il culpabilisait, mais en même temps... L’idée de se séparer de Kenichi, d’être sans lui, cela ne lui était pas envisageable. Il se demandait s’il ne devait pas avoir une discussion sérieuse à ce propos. Enfin, avec sa mère, pour commencer. Pourquoi pas ? Si cela pouvait, au moins rien qu’un peu, alléger les choses...

Le jeune homme se redressa sur sa chaise, essayant de se donner un minimum de contenance. Il avait pris certains devants avec ses parents, il avait prévu certains tournants, et il espérait que tout aller se passer pour le mieux. Il priait pour que Kenichi ne fasse pas son mea culpa, et il était prêt, de toute façon, à le stopper. Si ses parents apprenaient pour sa fonction d’host... Ayame ne pourrait plus le voir, et il le savait, il y aurait des mesures radicales.
Et voilà que Tsubasa père ouvrait les négociations. Avec de la boisson ! Ayame observa alternativement son amant et son géniteur. Il remarqua que sa mère faisait la même chose.
« Eh bien… je n’en prendrais que très peu si vous m’y autorisez, il ne faut pas abuser des bonnes choses. »
« Bien ! Voici. », fit Kenji. Il versa doucement un fond d’alcool dans le verre de Kenichi.
Chacun leva ensuite son verre pour le « kampai ! », but un peu puis le reposa. Kenji réattaqua la conversation, il désirait visiblement en savoir davantage sur Kenichi... Et ce qu’il faisait de ses journées. Ayame resta silencieux, comme un arbitre ayant oublié les règles d’un match.
« Cette semaine, j’ai étudié, j’ai travaillé comme livreur… je suis sorti avec Ayame, je suppose qu’il a dû vous raconter, nous faisons quelques balades en moto. J’espère que ça ne vous déçoit pas trop. »
Le père d’Ayame afficha un sourire (ce sourire dont Ayame ignorait s’il était bon ou mauvais).
« Voyons ! Au contraire, mon fils se décide enfin à sortir et faire des activités plus masculines. »
Ayame jeta un regard noir à son père. C’était quoi, cette insinuation ? Il faisait ce qui lui plaisait. Le jeune homme se renfrogna et croisa les bras.
« Il y a aussi un autre travail que je fais, je n’en suis pas fier et préfèrerais vous en parler plus tard. Je préfère vous le dire plutôt que vous ne l’appreniez par d’autres qu’Ayame ou moi et vous mépreniez. »
Ayame décroisa les bras et pinça discrètement la cuisse de Kenichi. Cependant, ce dernier ignorait que son amant avait pris des précautions... et gare au livreur s’il tâchait d’essayer de dire la vérité !
Il y eut un silence, au cours duquel la gêne de Kenichi fut visible aux yeux de tous. Il essaya d’ailleurs d’arranger les choses maladroitement (Ayame avait presque l’air furieux, quoique ne disait rien).
« J’espère que les fleurs vous plaisent… Ha…Hanabi-San… »
Ce fut la mère d’Ayame qui répondit, accompagnée par le sourire de son mari. Ayame priait intensément qu’il n’y ait aucune ambiguïté. Sinon, il allait se charger d’arranger les choses. L’idée de perdre Kenichi... Lui était tellement horrible qu’il était prêt au pire des mensonges, à la pire de bêtise. À l’amour comme à la guerre !
« Elles sont magnifiques. Vous avez fait un excellent choix !
Oui, Ayame-kun nous en a parlé. Vous n’avez pas à en avoir honte ! Il est important de joindre les deux bouts, n’est-ce pas ? Ce n’est en rien malheureux de devoir travailler dans une boutique qui vend des sous-vêtements. Étant jeune, j’ai moi-même dû travailler dans...
»


Ça y est, sa mère était partie dans un de ses monologues interminables sur ses expériences passées. Son père s’y intéressait toujours (il disait découvrir toujours de nouvelles choses sur son épouse), mais pour son fils et sa fille, c’était le contraire. Ayame fixait son assiette, portant ses baguettes à sa bouche le plus vite possible. Il évitait volontairement le regard de Kenichi, qui devait être sans nul doute « collector ». Il en riait intérieurement, tout en étant soulagé et finalement fier d’avoir évité au moins une partie des ennuis. Parce qu’il était sur que son père n’en avait pas terminé. Ayame allait tâcher d’écourter le repas.
Il sentait que Kenichi était tendu. Particulièrement lorsqu’il avait essayé d’avouer la nature de son second travail. Ayame, sans le regarder, prit sa main sous la table et la serra. Kenji plissa les yeux, mais sa femme lui demanda de l’aider à débarrasser ainsi qu’apporter les plats principaux. Hinata renversa son verre d’eau et Ayame se leva précipitamment pour éponger le tout, tournicotant autour de sa cadette. Il aida ensuite sa mère à remplir les assiettes. Il jeta un coup d’oeil furtif à Kenichi, espérant lui envoyer les ondes positives et le priant de ne pas reprendre le mauvais sujet.
Il se rassit et ils entamèrent le plat - Ayame avait tellement faim qu’il engloutissait tout sans trop se préoccuper de son estomac (comme d’habitude). Sa mère le surveillait de l’oeil, comme depuis toutes ces années, mais elle avait les joues roses et ne s’inquiétait pas.
Kenji parvint à placer quelques mots entre deux bouchées.
« Kenichi-san, parlez-nous davantage de vous, nous sommes curieux ! Quelles sont vos passions ? Je me posais la question, quels collège et lycée avez-vous fréquentés ? »
Ayame, qui avait stoppé un instant de manger, se détendit et repartit à l’assaut de son assiette. Il avait craint une question trop intime, mais finalement... Cela ne l’empêchait pas de rester sur ses gardes. Quoique... Les prochaines minutes, ile les consacra à la nourriture, n’écoutant plus la conversation. Lorsqu’il releva la tête, cependant, il crut recevoir une claque en entendant son prénom. Eeeh ?
« Ah, et c’est ainsi que vous avez rencontré Ayame-kun ? C’est original ! Je vous remercie de l’avoir protégé, il est assez faible, ne. »
« Mais c’est un bon - et beau - garçon. D’ailleurs, dites-nous encore, qu’est ce qui vous a plus chez lui ? »
Il en laissa tomber ses baguettes. Qu’est ce que c’était que cette conversation ? Il jeta un regard soupçonneux à Kenichi, puis un autre à ses parents. Son amant reprenait la parole. Ses parents étaient suspendus à ses lèvres. Ayame ferma les yeux quelques secondes avant de se lever. Il allait aller chercher le dessert, tiens !

Il prit sa soeur dans ses bras. Elle avait fini de manger et n’attendait qu’une chose, filer devant la télé, avec sa boîte de crayons. Sa mère irait la coucher plus tard (enfin dans pas très longtemps), mais Ayame n’avait pas non plus envie que Hinata écoute davantage la conversation. Il l’assied par terre, dans le salon, avant de lui apporter une glace à la fraise (dans un truc en plastique, ce n’était pas mauvais).
Retour dans la cuisine, où la conversation se poursuivait. Personne ne semblait avoir remarqué sa mini-absence. Il sortit le chîzu-kêki (cheesecake, mais à la japonaise) et le posa au milieu de la table. Il changea les assiettes, coupa des parts et laissa chacun se servir. Après tout... Il prit une généreuse part pour lui-même et la mangea avec appétit.
Cependant, la conversation commençait à sérieusement lui chauffer les nerfs.
« Dites, vous pourriez parler d’autre chose que de moi ? »
Trois paires d’yeux se tournèrent vers lui.
« Ayame-kun, voyons, ce repas, tu en es un peu le centre, non ? », fit la voix douce de sa mère, qui affichait un air bienveillant.
Certes. Mais il n’était pas plus rassuré. Son père cherchait la petite bête, et en même temps, des détails croustillants (dont il allait entendre parler pendant des semaines).

Un quart d’heure plus tard, les assiettes étaient de nouveau vide. Il était environ huit heures et demi. Ayame sauta sur l’occasion, alors que sa mère commençait à débarrasser la table.
« Maman, Papa, je peux emmener Kenichi dans ma chambre ? Je vais lui faire visiter la maison, aussi. »
Le jeune boulimique n’attendait même pas la réponse et attrapa son amant par la manche. Il l’emmena dans le couloir, mais au final ne prit pas la peine de lui faire visiter le rez-de-chaussée. Ils passèrent devant l’escalier qui menait à l’étage et allèrent jusqu’au bout du couloir. Il poussa la porte de sa chambre et laissa Kenichi entrer devant lui.
Sa chambre ressemblait davantage à un petit studio, elle était assez grande, et dans le coin tranquille de la maison. Il avait sa propre salle de bain, un espèce de mini-salon avec deux fauteuils et sa télévision. Il y avait son futon (deux places~), pas loin son bureau, sa grande bibliothèque sur un pan de murs, et un peu partout dans la pièce... Ses sept chats. Actuellement il y en avait deux sur le lit, un planqué dans une étagère, un autre sous son bureau, un sur la télé, un en train de manger et le dernier certainement dans l’armoire entrouverte (on voyait un bout de queue s’agiter).
Les photos de Kenichi, disposées un peu partout, étaient bien visibles. C’était gênant, mais Ayame ne cachait plus son affection pour son petit ami. Il referma la porte en prenant bien soin de tourner la clé pour verrouiller. Hors de question que ses parents débarquent et les surprennent en train de faire un truc qu’on ne fait pas d’ordinaire en public (comme un bisou~).
Ayame s’avança vers Kenichi, qui lui tournait le dos. Il passa ses bras autour de sa taille et posa son front entre ses épaules. Il respira la parfum de son amant. Kenichi lui manquait tout le temps qu’il n’était pas à ses côtés. Déjà un an... C’était fou, Ayame avait encore du mal à y croire. Il s’étonnait que Kenichi puisse l’aimer... Il était terrifié à l’idée que celui-ci puisse le laisser tomber. Enfin bon, ce n’était pas le moment de penser à de telles choses. Ayame contourna Kenichi pour se poster devant lui. Il posa ses mains autour de son cou.
« Nous avons un quart d’heure, vingt minutes à peine devant nous...
Que penses-tu de mes parents ? Je suis désolé, mon père est... Un inquisiteur de première. Et ma mère... C’est une mère, quoi.
»

Ayame éclata d’un petit rire nerveux. Il fourra sa tête dans la nuque de Kenichi.
« Kenichi... »
Il leva les yeux vers son amant. Il approcha ses lèvres des siennes pour l’embrasser. Tout doucement d’abord, puis il se laissa submerger par l’envie. Il passa ses doigts dans les cheveux de Kenichi, se plaqua contre lui pour l’embrasser encore plus fort. Ses yeux brillèrent d’une lueur malicieuse. Il avança, l’obligeant à reculer, et le fit tomber sur le futon. Il s’allongea sur lui, et se réappropria ses lèvres. Il les embrassa, les mordilla... Il n’avait plus de souffle lorsqu’il s’arrêta.
« Excuse-moi... Mais... Tu me manques tout le temps... Alors, je profite. »
Le jeune homme lui fit un petit sourire timide. Il ne parvenait pas à lui dire je t’aime, mais il pouvait faire passer le message. Il piqua un baiser sur sa joue et se redressa, le chevauchant. Mais à ce moment-là, un des chats sauta sur le futon et vint s’installer sur le torse de Kenichi en ronronnement. Ayame émit un rugissement de félin furieux. Il attrapa le chat et le mit par terre.
« C’est MA place. », fit-il.
Le jeune homme se tut, et ses yeux revinrent se poser sur le visage de Kenichi. Il le regarda longuement, et caressa sa joue.
« Kenichi... Pourquoi tu as voulu leur en parler ? J’avais pris les devants, mais... Je t’en supplie, ne réessaie pas. S’ils l’apprennent, je ne pourrais plus te revoir ! Plus du tout !
Je ne pourrais jamais l’accepter... Tu comprends ? S’il te plaît...
»

Ayame passait de l’euphorie à la crainte. Il n’acceptait toujours pas le boulot d’host de Kenichi, il aimerait tellement qu’il arrête... Mais ce dernier ne semblait pas prêt à faire l’effort. Ayame poussa un long soupir et se leva. Il alla s’asseoir en tailleur sur son fauteuil de bureau. Tout allait pour le mieux, entre eux... En apparence. Il y avait des soucis, entre autre ce problème de travail... La maladie d’Ayame... Le fait que Kenichi refuse toujours de faire l’amour avec lui... Ses parents... etc. Il espérait qu’ils pourraient surmonter tout cela ensemble.
Ayame tritura ses mains, préoccupé.
« Kenichi... Je sais que tu n’aimes pas ce sujet, mais... Pourquoi... Pourquoi tu ne veux pas de moi ? Je n’ai rien de beau, mais... Enfin, laisse tomber. »
Le jeune homme secoua la tête. D’un geste vif, il attrapa le chat sous le bureau, le posa sur ses genoux et se mit à le caresser mécaniquement. Il renifla doucement. Il avait cette désagréable sensation d’être toujours commandé, soumis à ses parents et à Kenichi. Mais bon... On ne lui laissait pas le choix.
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